Le nouveau ministre des Affaires étrangères britannique, Lord David Cameron s’est rendu aux îles Malouines de dimanche à lundi pour réaffirmer l’appartenance de l’archipel à la Grande-Bretagne.
Quarante-deux ans après la brillante victoire des Britanniques contre les Argentins lors de la guerre des Malouines, d’avril à juin 1982, ces îles isolées de l’Atlantique sud, au large de l’Argentine, sont de nouveau convoitées par son président Javier Milei, élu le 10 décembre 2023.
Le conflit, largement remporté par les Britanniques en 1982, fut une victoire symbolique pour la première ministre de l’époque, Margaret Thatcher. Celle-ci en avait fait un symbole patriotique fort pour son pays, qui se remettait péniblement d’une profonde crise économique et sociale.
Des Malouines britanniques “pour toujours”
Durant sa visite, Lord David Cameron a rendu hommage aux soldats mort pour la patrie durant les deux guerres mondiales, mais aussi durant la guerre de 1982. Un imposant monument aux cénotaphe se situe à port Stanley, au bord de la mer.
Lord Cameron est bien-sûr revenu sur la question de l’indépendance des Malouines : “aussi longtemps que les Malouins voudront faire partie de la famille britannique, ils seront bienvenus. Nous les soutiendrons, les protégerons et les défendrons aussi longtemps qu’ils le souhaitent.” Par ailleurs, Cameron a insisté qu’il désirait que cela dure “pour toujours, si possible”.
En 2013, trente ans après la guerre des Malouines, les Malouins se sont exprimés à 99,8% en faveur de leur rattachement à la Grande-Bretagne. Difficile de penser que la tendance ait radicalement changé dix ans plus tard.
Gare à vous les Argentins !
L’objectif pour David Cameron est de lancer un message bien clair aux Argentins, tout en leur assurant de son désir de préserver de bonnes relations avec le gouvernement : “Bien-sûr que nous voulons préserver de bonnes relations avec le gouvernement argentin. Celui-ci a d’ailleurs entrepris des pas positifs en ce sens […] Mais nos relations ne pourront jamais se construire au dépend de la volonté des Malouins”.
Autrement dit, Lord Cameron l’affirme sans détours : la Grande-Bretagne n’est pas pas prête à laisser cette île de 12 000 km² et peuplée d’environ 3 660 Malouins, aux Argentins.
Une autonomie très aboutie
L’archipel, conquis une première fois par les Britanniques à la fin du XVIIIe siècle, possède aujourd’hui une très large autonomie en matière de gouvernement.
Un gouverneur est en charge de la gestion des affaires de l’île et fait partie d’une assemblée de onze membres élus et non-partisans, qui décide des affaires courantes de l’île : finances, entretien des routes et des ports, sécurité, etc. L’assemblée est renouvelée tous les quatre ans. Les prochaines élections devraient se tenir en novembre 2025.
L’île possède par ailleurs une constitution, entrée en vigueur officiellement en 2009 et inspirée très largement des textes fondateurs de l’Etat anglais.
Depuis un acte de 1983, les Malouins possèdent par ailleurs la nationalité britannique de naissance.
La plupart d’entre eux sont d’ascendance britannique, mais il existe aussi une minorité d’origine française et scandinave.

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