Tempest : le projet d’avion de chasse 2.0 des Britanniques progresse

Tempest : le projet d’avion de chasse 2.0 des Britanniques progresse

Le projet d’avion de chasse 2.0, Tempest ou Global Combat Air Progrem (GCAP) franchit une nouvelle étape, avec l’annonce officielle de son futur quartier général, qui sera la Grande-Bretagne. Quelles seront les caractéristiques de ce futur appareil ?

Le projet d’avion de chasse supersonique nouvelle génération, Tempest ou GCAP, franchit une nouvelle étape, après l’annonce officielle mercredi soir, que ses quartiers généraux seront en Grande-Bretagne.

Cette décision fait suite à la signature d’un accord à Tokyo, entre les trois co-constructeurs de l’appareil : la Grande-Bretagne, l’Italie et le Japon, qui prévoit les règles de gestion du projet et la rotativité de sa présidence.

Le ministre des la Défense britannique, Grant Shapps, s’en est félicité sur Twitter, jeudi matin : “La Grande-Bretagne dirigera le développent d’un des avions de chasse les plus avancés de l’histoire. En travaillant avec nos alliés italiens et japonais, nous allons construire le chasseur furtif supersonique dont nous avons besoin pour combattre les menaces d’une époque plus dangereuse.”

L’accord prévoit qu’un japonais soit d’abord à la tête du projet, dont la présidence est rotative. Par ailleurs, un italien sera en charge de la supervision de l’entreprise industrielle conjointe.

La raison pour laquelle la Grande-Bretagne est à la tête du projet est très probablement son rôle central dans le lancement et le suivi de ce projet, ainsi que ses capacités industrielles plus développées dans le domaine de l’armement que ses deux autres partenaires.

Le ministre de la Défense japonais, Minoru Kihara, s’est exprimé sur ses objectifs liés à sa présidence : “le GCAP est un accord historique qui nous permet de partager les coûts et les risques en rassemblant les technologies avancées. Sous ma responsabilité, nous sélectionnerons les meilleurs employés pour répondre aux attentes de la Grande-Bretagne et de l’Italie.”

Un appareil hyperconnecté

Le Tempest devrait inclure selon le communiqué du ministère de la Défense britannique (MOD), l’exploitation “des technologies nouvelle-génération“. L’objectif est que l’appareil devienne “l’un des chasseurs les plus avancés, interopérables, adaptables et connectés en activité dans le monde.

Les termes du communiqué sont encore vagues, ce qui n’enlève rien à l’ambition du projet, qui contient effectivement plusieurs innovations dans le domaine technologique.

Le projet prévoit tout d’abord que l’appareil soit équipé d’un nouveau radar, qui pourra fournir 10 000 fois plus d’informations que les systèmes actuels, offrant ainsi un avantage dans les combats.

Parmi les autres innovations, l’on trouve un cloud embarqué, pour permettre une meilleure communication entre le pilote de l’engin et le commandement. Le Tempest possèdera également des capacités renforcées pour récolter des données, grâce à des capteurs sophistiqués.

Enfin, ce nouvel engin devrait pouvoir guider des missiles, grâce à un système laser intégré et pourra aussi piloter des drones.

Des milliers d’emplois à la clé en Grande-Bretagne

La communication sur l’emplacement du centre de commandement du Tempest est bien-sûr facilitée par les nombreux emplois qualifiés que ce projet va fournir.

De nombreuses entreprises sont bien-sûr concernées par le projet, à commencer par le constructeur d’aviation militaire britannique BAE Systems, le constructeur italien Leonardo UK, le constructeur de missiles, MBDA UK, ou encore Rolls-Royce. Au total, 3 000 emplois devraient être impliqués dans ce projet.

Le gouvernement britannique a déjà investi plus de 2 milliards de livres, (2,3 milliards d’euros) dans ce projet et les entreprises privées, 600 millions de livres (696 millions d’euros).

Le Japon de son côté a déjà versé plus de 72,6 milliards de Yenn (470 millions d’euros) jusqu’à maintenant.

Un projet de coopération ambitieux

Le développement conjoint du Tempest débutera en principe d’ici 2025 et sa construction devrait s’achever d’ici 2035, dans onze ans seulement.

Le respect des délais et des budgets, rarement appliqué dans les projets de Défense multinationaux, pourrait bien donner une crédibilité renforcée à ce projet.

Par ailleurs, il permettra encouragera certainement les trois pays à collaborer sur d’autres projets dans les décennies à venir, une fois le Tempest achevé.

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